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ARTICLE DU 04/08/04
Massacrée dans sa case

Un meurtre horrible a été perpétré hier rue Casier, à l’Étang-Salé-les-Hauts. Yveline Barbusse, 55 ans, a été retrouvée ligotée et le crâne défoncé dans la salle de bain de sa case. La victime, foraine de métier, s’occupait d’échanges entre étudiants réunionnais et australiens.

“C’était horrible, je n’ai jamais vu ça. On ne la reconnaissait même pas.” L’un des témoins ayant pu approcher le corps n’en revient toujours pas : jamais il n’a vu une telle sauvagerie.

Il était près de 17 h, hier après-midi, lorsque la macabre découverte a été faite. Yveline Barbusse, 55 ans, habitait une petite case au 410 de la rue Band’Colon, anciennement rue Casier, à l’Étang-Salé-les-Hauts. La femme, une métropolitaine, avait l’habitude de sortir de temps à autres promener ses chiens. Étonné de ne pas l’avoir aperçu depuis un certain temps, l’un de ses voisins décide de lui rendre une petite visite. Il appelle Yveline : aucune réponse. L’homme pénètre dans le jardin bordant la case, et constate qu’une vitre a été brisée. Intrigué, il rentre alors dans la case, et découvre l’inimaginable : sa voisine gît inanimée, à l’entrée de la salle de bain, au pied de la baignoire. Recroquevillée sur elle-même, elle est figée en position foetale.

La victime, âgée de 55 ans, est recouverte d’une couverture polaire. Elle a les pieds ligotés, et une serviette blanche a été nouée autour de son cou. Détail horrible, son crâne est complètement enfoncé : son ou ses agresseurs semblent s’être acharnés sur elle, au point qu’elle est totalement méconnaissable. Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers accourent sur place, ce d’autant plus rapidement que leur caserne est située à une cinquantaine de mètres à peine des lieux du crime. Ils sont bientôt suivis par les gendarmes de la brigade des Avirons, puis par la brigade de recherche de Saint-Paul, qui procède aux premières constatations.
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  Nombreuses traces de pas

Sur place, les militaires auraient découvert une large tache de sang maculant le sol du salon. Les traces indiquent que la victime, après avoir été frappée avec ce qui semble être un objet contondant, aurait été traînée jusque dans la salle de bain. Un détail intrigue les enquêteurs : mis à part le sang, les autres pièces de la case, la cuisine notamment, n’auraient pas été fouillées.

Tout le mobilier et les objets seraient restés à leur place, même un ordinateur, qui n’a pas été touché. De nombreuses traces de pas auraient également été relevées sur place, ce qui indique peut-être que l’agresseur n’était pas seul.

Le crime aurait en tout cas été commis peu de temps avant la découverte du corps, peut-être même dans l’après-midi. Yveline Renée Marie Barbusse était métropolitaine d’origine. Installée à la Réunion dans les années 80, elle vivait en concubinage avec M. Boudet, un agriculteur qui produisait autrefois du fromage de chèvre, revendu ensuite sur les marchés de la région.

Elle était mère de deux enfants, une fille qui suit actuellement des études en métropole, et un fils qui étudie en Australie. C’est justement par l’intermédiaire de son fils qu’elle avait monté l’an dernier un projet d’échanges entre étudiants réunionnais et australiens.

 


En juillet 2003, elle avait d’ailleurs été présenter ce projet au maire de l’Étang-Salé, Jean-Claude Lacouture. C’est peut-être pour le finaliser qu’elle avait effectué récemment un voyage sur l’île-continent, dont elle était revenue il y a quelques jours à peine. Selon nos informations, son concubin s’y trouverait encore actuellement.

Case isolée

A en juger par les nombreux outils retrouvés dans la case, la victime semblait vivre en confectionnant des objets artisanaux, qu’elle revendait sur les marchés. Le vice-procureur de Saint-Pierre, Georges Gardie, s’est rendu hier en début de soirée sur les lieux du crime. Sur place, les enquêteurs ont passé une bonne partie de la nuit à relever tous les éléments susceptibles de les guider dans leurs investigations, ce qui devrait leur permettre d’éclaircir un certain nombre de points restés obscurs.

En premier lieu, ils devront tenter de déterminer si ce crime atroce est l’œuvre d’un homme seul, ou si Yveline Barbusse a été agressée et tuée par plusieurs individus, comme le laisse à penser, selon certains témoins, les nombreuses traces relevées sur place. Autre question restée en suspens : pourquoi personne n’a entendu la victime crier ou appeler à l’aide ? La case est, il est vrai, relativement isolée : située en bordure de forêt, elle jouxte une case-container qu’Yveline Barbusse avait mise en location.

Le ou les agresseurs ont peut-être profité de la proximité des bois pour s’éclipser, une fois leur forfait commis. Selon de nombreux témoins, Yveline Barbusse avait souvent l’habitude de sortir promener ses trois chiens. Les animaux ont été retrouvés chez un voisin : ils semblaient calmes, nullement excités. Cette sérénité signifie-t-elle qu’ils connaissaient l’agresseur d’Yveline ? Autant de questions auxquelles l’enquête devra apporter des réponses.

Stéphane Cardia

 
 
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