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ARTICLE DU 05/08/04
Le mystère demeure à Etang-Salé

Deux jours après le drame qui a secoué l’Étang-Salé, le mystère reste entier sur le meurtre d’Yveline Barbusse. L’autopsie pratiquée hier sur le corps de la victime a révélé qu’elle serait morte d’une “asphyxie hémorragique importante”, après avoir été frappée à la tête à l’aide d’un objet tranchant à grande lame.

Bien qu’elle ait été retrouvée nue, aucune trace de sévices sexuels n’a été relevée. L’enquête menée par la brigade de recherche de Saint-Paul s’annonce délicate.

Qui a tué Yveline Barbusse, et pour quel motif ? La question hante tous les esprits à l’Étang-Salé, depuis la découverte mardi en fin d’après-midi du corps de la quinquagénaire gisant dans la salle de bain de sa case, rue Band’Colon.

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Hier matin, alors que les enquêteurs continuaient à arpenter le terrain à la recherche du moindre indice, quelques voisins et curieux tentaient timidement d’approcher les lieux du drame afin d’apercevoir la case de la victime. “C’est pas possible de faire ça, elle était si gentille”, soupire un voisin.

Casquette vissée sur la tête, l’homme accuse sans détour un “groupe de jeunes” qui viendrait rôder de temps à autres dans le coin, “pour fumer un joint”, précise-t-il. “De toute façon, je ne m’inquiète pas. Avec toutes les traces qu’ils ont laissées, ils ne vont pas tarder à se faire prendre”, assure-t-il. Le motif du crime ? “L’argent, c’est sûr. Ils n’ont rien volé, ils cherchaient des billets.”

Dans ce quartier du Casier (l’ancien nom de la rue Band’Colon), tout le monde connaissait plus ou moins la victime. “Une dame charmante, qui fabriquait des objets artisanaux”, explique cette voisine.

Trois plaies importantes

Au centre équestre voisin, on dresse le même portrait de la défunte : “Elle était passionnée d’équitation. D’ailleurs elle nous fournissait régulièrement du foin”, souligne la directrice. L’un des premiers à réagir à l’annonce du drame a été le maire de la commune, Jean-Claude Lacouture : “Comment admettre ce genre de situation ?”, a-t-il demandé, soulignant la nécessité d’une “réaction forte”

 


C’est mardi après-midi, vers 17h, que le corps d’Yveline Barbusse a été découvert par l’un des locataires occupant une case jouxtant la sienne. Intrigué de ne pas l’avoir aperçu depuis un certain temps, l’homme a entrepris d’aller la trouver. Il l’appelle : aucune réponse. En franchissant une porte restée ouverte, il découvre alors l’horreur : la quinquagénaire gît en position fœtale dans une mare de sang, à l’entrée de sa salle de bain. Elle semble avoir été traînée là, après avoir été frappée dans le salon. Méconnaissable, la femme a eu le crâne défoncé avec une sauvagerie inouïe. Elle est recouverte d’une sorte de couverture polaire, et ses chevilles sont liées.

L’autopsie pratiquée hier en fin de matinée sur le corps de la victime a permis de lever partiellement le voile sur les causes du décès. Selon le médecin légiste, la femme serait morte d’une “asphyxie hémorragique importante.” Deux causes peuvent dès lors être avancées pour expliquer la mort : soit les lésions traumatiques observées à la tête ont provoqué le décès, soit la victime a succombé à une asphyxie due au bâillon que son agresseur a utilisé sur elle. Les trois plaies importantes relevées sur sa tête mesurent 15 cm de long pour 2 cm de large.

Selon les enquêteurs, ces blessures auraient pu être causées par un objet tranchant à grande lame, du genre hachoir ou sabre à canne. On en sait un peu plus également sur les circonstances qui ont entouré le drame : la victime a été retrouvée bâillonnée par une serviette éponge, les pieds ficelés et les mains liées dans le dos. Précision de taille : elle a été retrouvée nue, mais ne semble pas a priori avoir subi de sévices sexuels. Selon le médecin-légiste, la mort se situerait dans la soirée de lundi, peut-être dans la nuit. Le corps est donc resté toute la journée de mardi dans la salle de bain, avant d’être découvert.

Champs et buissons au peigne fin

Toute la journée d’hier, d’importants moyens ont été déployés par la gendarmerie pour ratisser la zone. Les militaires ont notamment bénéficié de l’aide d’un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie dans leurs investigations. Il s’agissait pour les enquêteurs de rechercher d’éventuelles traces laissées par le ou les agresseurs, mais aussi et surtout de mettre la main sur l’arme du crime. Champs et buissons ont pour cela été passés au peigne fin, tandis que des militaires se chargeaient de geler la zone en tenant les curieux à l’écart. Les voisins ont également été interrogés, afin de savoir s’ils n’avaient rien noté de particulier le soir du drame.

Les investigations s’avèrent difficiles, car les deux chemins desservant la case, en bordure de forêt, sont régulièrement empruntés par des sportifs, des promeneurs ou même des cavaliers du centre équestre tout proche.
Pour l’heure, aucune arme n’a été retrouvée. Les enquêteurs tentent à présent d’orienter leurs recherches en reconstituant l’emploi du temps de la victime lors de son dernier après-midi. Une autre question reste également en suspens : pourquoi les trois chiens d’Yveline Barbusse n’ont-ils pas réagi lorsque leur maîtresse a été massacrée ? Connaissaient-ils le ou les agresseurs ? Les animaux ont été retrouvés dans la soirée, apparemment calmes et détendus.

Reste maintenant à connaître le mobile du crime. En l’occurrence, l’arrivée dans les jours qui viennent du conjoint de la victime, Roger Boudet, devrait apporter une aide significative aux enquêteurs. L’homme, qui passait ses vacances en métropole au moment du drame, pourra en effet déterminer si des objets ont été volés dans la case. Selon les enquêteurs, il régnait dans les lieux un ordre a priori parfait. Le ou les agresseurs ne semblent pas avoir procédé à une fouille, ni emporté quoi que ce soit. L’enquête s’annonce longue et difficile pour les hommes de la brigade de recherches de Saint-Paul.

Stéphane Cardia

 
 
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