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ARTICLE DU 29/12/04
Mystère autour de l'exécution d'un Réunionnais en métropole

C’est l’incompréhension qui domine à l’Étang-Salé, la commune où a grandi Gwenael Leperlier. Le 23 décembre, le jeune homme de 26 ans a été froidement abattu d’une dizaine de balles, sur le parking du McDonald’s de Saint-Gratien, dans le Val-d’Oise.
Un mois plus tôt, il avait déjà reçu plusieurs balles au genou et à la cuisse. Des méthodes qui évoquent le milieu du banditisme, pour une victime qui est simple militaire. Aujourd’hui, sa famille s’interroge.


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C’est le 21 décembre que Fabiola s’envole vers la métropole pour des vacances. Elle doit rendre visite aux différents membres de sa famille. Elle a prévu de se rendre au Mans, à Lyon, et à Nemours, en Seine-et-Marne, là où s’est installé son frère Gwenael.

“Au téléphone, il avait demandé à sa sœur de lui ramener des mangues pour préparer un petit rougail”, témoigne l’un de ses frères. “Ce sont ses dernières paroles qui nous restent en mémoire.”

Des paroles que Gwenael avait prononcées alors qu’il se trouvait à l’hôpital du Val-de-Grâce, admis après un premier règlement de compte. Son frère raconte : “Le 1er novembre, il s’était installé dans un petit appartement, à Nemours. Trois jours plus tard, des hommes sont entrés chez lui avant de lui tirer dessus. Il nous a dit qu’ils étaient quatre. Il a reçu deux balles de 7,65 dans le genou et une dans la cuisse, sans plus.”

Après cette première agression singulière, sa famille cherche à comprendre. “Il nous a dit qu’il n’avait pas eu le temps de reconnaître les tireurs, poursuit son frère. Il nous a également affirmé qu’il n’avait pas d’ennemis.” Des paroles qui paraissent bien difficiles à croire aujourd’hui, eu égard à la manière d’opérer des tireurs. Les balles n’ont pas atteint le genou au hasard. L’acte désigne clairement un avertissement en bonne et due forme, comme cela se pratique dans le milieu du grand banditisme.

 


Après son hospitalisation et sa rééducation à l’hôpital militaire de Percy, Gwenael Leperlier contacte la femme de ses deux enfants. “Ils étaient déjà ensemble à La Réunion, explique son frère. Mais leur couple battait de l’aile et elle avait décidé de partir pour réfléchir. Elle avait rejoint la métropole en 2002 alors qu’elle attendait un second enfant. Lui les avait ensuite rejoints, au moment de s’engager dans l’armée. Là-bas, ils ne vivaient pas ensemble, mais se voyaient de temps en temps pour les enfants.”

Exécution en règle, calibre identique

Le jour même de sa sortie d’hôpital de Percy, Gwenael Leperlier contacte donc son ex. Il ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant et lui demande de le conduire dans le Val-d’Oise, à l’opposé du département de la Seine-et-Marne, où il réside. Il prétexte un rendez-vous urgent. Leperlier ne sait pas qu’il se dirige vers le lieu de son exécution.
Le couple rejoint Saint-Gratien, paisible ville de banlieue. Leur Clio rouge s’immobilise à l’extrémité du parking du McDonald’s de la ville. Il est 20 h 30. La femme sort du véhicule, se rend au comptoir du fast-food pour passer commande puis ressort. Entre-temps, sur le parking, un vigile découvre Gwenael Leperlier inanimé, dans la voiture, atteint par une dizaine de balles de calibre 7,65.

Le même employé lors de sa précédente agression. L’une des balles a atteint Leperlier à la nuque.
Deux hommes chevauchant une moto ont été aperçus peu après le crime. Les tireurs se sont acharnés, criblant de balles leur victime qui n’avait aucune chance de s’en sortir. Après ce règlement de compte, le parquet de Pontoise a confié l’enquête à la section criminelle de la police judiciaire de Versailles. Dans un premier temps, les enquêteurs vont chercher à déterminer si les balles de 7,65 utilisées lors des deux règlements de compte proviennent de la même arme. Un calibre peu courant, employé par le grand banditisme. Un univers a priori bien éloigné de celui du militaire du rang qu’était Leperlier.

P.C.

 
 
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