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ARTICLE DU 29/12/03
Jeanne-Paule Visnelda : Une guérisseuse


Née à Madagascar en 1922, Jeanne-Paule Visnelda a grandi à la Réunion. Dans sa vie, elle a aidé bon nombre de personnes malades ou désespérées. Aujourd’hui encore, plus de neuf ans après sa mort, beaucoup cherchent à savoir si l’un de ses enfants a hérité de ses dons.

“Madame Visnelda possède une intuition, des dons de clairvoyance et une science qu’elle sait mettre au service des souffrances de toutes sortes.” Gendarme R., CNRS de Paris. “Ça fait plusieurs fois que j’assiste à des désenvoûtements. Pour les Z’oreilles, cela tenait du surnaturel. Je dois avouer qu’après avoir vu madame Visnelda guérir tant de gens, je fais partie maintenant de ceux qui croient en ce genre de médecine.” Gendarme C., La Réunion.
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  Des témoignages de remerciement de ce type, il y en a des milliers. Gendarmes, particuliers, malades… Tous ont vu ou ont fait appel aux services de Jeanne-Paule Visnelda. Cette dernière avait des dons de guérisseuse. Déjà toute petite, elle était attirée par les sciences. Ou du moins par tout ce qui se rattachait au surnaturel. Mais à l’époque, les petites filles n’avaient pas le droit de s’intéresser à ce genre de chose. Et pourtant…

Atteinte d’une mystérieuse maladie
Née le 29 juin 1922 à Diego-Suarez (Madagascar), Jeanne-Paule Visnelda est arrivée à la Réunion en 1926. Âgée de quatre ans et demi, elle accompagne ses parents d’origine réunionnaise. Son père a signé un contrat avec une société afin de créer la première saline à l’Etang-Salé-les-Bains. Son enfance est comme celle de toutes les autres petites filles. Après l’obtention de son brevet élémentaire, elle suit des cours de sténodactylo et ce, malgré les réticences de ses parents. Ces derniers l’imaginent plutôt institutrice…

Après leur mort, elle décide de renoncer à un poste à la préfecture de Saint-Denis afin de s’occuper de sa sœur et de ses quatre frères. Elle entretient la maison et travaille à Saint-Louis. De temps en temps, elle conseille des malades. En effet, sa mère lui a fait découvrir les effets de toutes sortes de plantes qui servent à concocter des tisanes. Dans l’ensemble, Jeanne mène une vie tranquille.

 


Et comme toutes les jeunes filles, elle se marie. Son existence va prendre alors un tout autre tournant.
Quelque temps après son mariage, Jeanne tombe malade. Durant près d’un an et demi, elle va perdre régulièrement connaissance. Les médecins cherchent à comprendre ce mal mais ne trouvent rien. Un matin, une voix la réveille : “Lorsque tu te seras guérie toi-même, tu imposeras les mains pour guérir les autres”. Quinze jours plus tard, une fois rétablie, elle se rend chez la mère de sa bonne. Celle-ci, allongée dans un fauteuil, souffre terriblement au niveau de la cheville. La guérisseuse prend la cheville et la masse en disant une prière. Au grand étonnement de tous, la douleur disparaît. C’était en 1952 et sa première guérison.

“Guérir, voilà ce qui compte !”
Par la suite, elle renouvelle l’expérience tout en indiquant aux personnes des plantes à boire. Très vite, la guérisseuse se fait une réputation. Mais elle a peur des représailles des médecins. Ainsi, elle passe son brevet de secourisme et de protection civile. A ce moment-là, elle se considère comme l’intermédiaire entre les patients et les docteurs. Mais à la différence de ces scientifiques, pour elle, tout cela était naturel : “Guérir, voilà ce qui compte ! Quelle merveille de pouvoir soulager les misères humaines ! C’est… sublime.” Après une vie placée sous le double signe de la solidarité et de la générosité, Jeanne-Paule Visnelda s’est éteinte à l’Etang-Salé le 14 août 1994. Qui sait ? L’un de ses descendants a peut-être hérité de ses dons…

Mirella Pinguin
 
 
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