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ARTICLE DU 02/04/2004
Enfin un héritier pour Jeanne-Paule Visnelda

Tout à la fois guérisseuse, tisanière et exorciste, Jeanne-Paule Visnelda aura marqué l’histoire de la Réunion. Mais après son décès, survenu en 1991, une question était restée en suspens : qui, de ses cinq enfants, allait hériter de ses dons ? La tradition aura finalement été respectée puisque c’est Jean-Paul, son fils aîné, qui s’est découvert un formidable pouvoir magnétique. Une révélation qui relève du miracle pour tous ceux qui croient en la “magie” des Visnelda...

Cela fait maintenant près d’un quart de siècle que Jean-Paul Visnelda réside en métropole, où il exerce le métier d’agent EDF. Un exil volontaire qui ne l’a toutefois jamais coupé de ses racines. D’ailleurs, le voici de retour sur ses terres, du côté de l’Étang-Salé, pour un pèlerinage symbolique accompli en hommage à sa mère : Jeanne-Paule Visnelda. Un nom qui aura marqué l’histoire de la Réunion. Une référence, même, pour tous ceux qui ont eu la chance de croiser le chemin de ce petit bout de femme d’origine malgache.

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  UNE SENSATION D’EXTRÊME CHALEUR

“Ma mère s’est d’abord fait connaître grâce aux bienfaits des tisanes qu’elle savait préparer. Et puis un jour, en 1952, elle a entendu une voix céleste qui lui demandait d’aller guérir les gens dans la détresse.” Et c’est ainsi qu’est née la légende avec, à la clé, des dizaines de guérisons jugées miraculeuses. Survenu en 1991, le décès de Jeanne-Paule Visnelda va susciter une très vive émotion dans toute la Réunion. Et chacun se pose alors la question : l’un de ses cinq enfants - quatre garçons et une fille adoptive - héritera-t-il un jour de ses dons ? “En tant qu’aîné de la famille, j’étais très proche de ma mère, explique Jean-Paul. Elle me considérait un peu comme son confident et dès mon enfance, c’est moi qui étais chargé de l’assister lorsqu’elle s’occupait d’un patient, y compris durant les séances d’exorcisme. J’ignore si elle savait précisément ce qui allait se passer.
Mais un jour, elle m’a révélé qu’après sa mort, c’est moi qui hériterais de ses pouvoirs exceptionnels.” Le “miracle” n’aura malheureusement pas lieu. “Lorsque ma mère est décédée, je vivais déjà en métropole depuis une douzaine d’années, précise Jean-Paul. De temps à autre, il m’arrivait de faire des rêves prémonitoires. Mais je n’y prêtais pas vraiment attention. Finalement, je n’étais peut-être pas l’héritier désigné. Jusqu’au jour où, sans raison apparente, mes dons ont commencé à se manifester.” C’était il y a un an. De plus en plus, Jean-Paul Visnelda ressent un fluide magnétique parcourir son corps. “C’est un peu comme une sensation de chaleur que j’arrive à canaliser avec mes mains.
Mais la sensation est telle qu’il m’arrive parfois de ne pas pouvoir toucher des objets métalliques. Ma mère parvenait souvent à guérir un malade avec une simple imposition des mains. Je n’ai donc pas tardé à faire la relation.” Une première confirmation de ses dons survient un peu par hasard : “Un gamin s’est blessé dans le club de karaté que je fréquente. J’ai pratiqué sur lui ce qu’on appelle des passes magnétiques et une vingtaine de minutes plus tard, la douleur avait totalement disparu.” Comme le veut la tradition, c’est donc l’aîné de la famille qui a hérité des pouvoirs de Jean-Paule Visnelda. Mais l’intéressé, aujourd’hui âgé de 54 ans, a préféré longtemps rester discret à ce sujet : “Lorsqu’on me demande quelle est ma profession, je réponds agent EDF, pas guérisseur. Je n’ai aucune envie d’être associé à tous ces charlatans qui prétendent se substituer à la médecine.”

 


“IL FALLAIT QUE ÇA SORTE”

Ça n’est donc pas un hasard s’il s’est contenté, jusqu’alors, de soulager les petits maux quotidiens de son entourage. Migraines, maux de tête, torticolis, douleurs musculaires...

Ses capacités de magnétiseur sont sans cesse sollicitées. “Une fois que j’ai détecté les zones douloureuses, je pratique une imposition des mains, des passes magnétiques et quelques manipulations.

Je dois avouer que les résultats sont parfois surprenants.” Ces derniers mois, Jean-Paul a éprouvé le besoin de revenir à la Réunion. “Il fallait que ça sorte, que je dise aux autres que j’avais repris le flambeau.


Mais ma mère m’avait toujours demandé de l’annoncer dans notre commune et nulle part ailleurs.” C’est donc dans son fief de l’Étang-Salé que “l’héritier” a répandu la nouvelle. Invité hier d’une radio locale (Hit FM), il n’a pas hésité à donner à l’antenne son numéro de téléphone. Avec à la clé des dizaines d’appels. “Je repars dès lundi en métropole mais d’ici là, j’espère avoir le temps de pratiquer un certain nombre de séances.” Le tout bénévolement, selon l’enseignement de sa mère : “Son principale souci était de guérir des gens dans la détresse et certainement pas de faire de l’argent.” Autrement dit, Jean-Paul Visnelda entend partager et non pas exploiter les dons qui sont désormais les siens.

• Exorcismes et guérisons miracles Devenue célèbre pour ses pouvoirs de guérisseuse, y compris en métropole, Jeanne-Paule Visnelda aurait pu connaître un tout autre destin du côté de Madagascar. C’est en effet à Diego Suarez qu’elle voit le jour en 1925. Mais en raison de difficultés économiques et politiques, elle doit très tôt quitter la Grande Île en compagnie de ses parents. Direction : la Réunion, où sa famille s’établit à l’Étang-Salé. Très jeune, sa mère l’initie aux vertus des plantes. Tisanes et autres décoctions font rapidement sa réputation. Mais sa vie va véritablement prendre un autre tournant en 1952. Une nuit, elle perçoit une voix céleste qui lui demande de “guérir les gens dans la détresse”. Quelques jours plus tard, elle rend visite à une voisine qui se plaint de ne plus pouvoir marcher du fait d’une entorse. La jeune femme improvise alors des passes magnétiques en imposant ses mains sur la cheville douloureuse. Et le miracle a lieu. Dès lors, sa renommé ne va cesser de grandir. A tel point que certains médecins n’hésitent plus à lui envoyer des patients. Extrêmement croyante, Jean-Paule Visnelda pratique également des exorcismes, sous l’œil bienveillant de l’Église. Si ses pouvoirs surnaturels font des miracles, elle refusera jusqu’à la fin de ses jours d’en tirer le moindre profit. Tout en restant persuadée que son fils aîné allait un jour reprendre le flambeau.

UN LIEU DE PÈLERINAGE Dans toute la Réunion, le nom de Jeanne-Paule Visnelda est resté gravé dans les mémoires. A tel point que son ancienne maison de l’Etang-Salé-les-Hauts, fréquentée à l’époque par ses nombreux “patients”, est devenue un lieu de pèlerinage. Située dans une étroite ruelle, cette modeste bâtisse est entourée d’un jardin où poussait, dans un charmant désordre, une multitude de fleurs et de plantes tropicales. Depuis, la végétation a largement été domestiquée. Mais le petit oratoire où Jeanne-Paule aimait se recueillir est toujours là, avec sa Vierge aux yeux baignés de larmes et ses innombrables ex-votos. Autant de signes et de remerciements adressés au ciel et ses “représentants”, parmi lesquels saint Expédit pour lequel la guérisseuse éprouvait une tendresse toute particulière.

KARINE HÉRITIÈRE DE JEAN-PAUL ? Si Jean-Paul Visnelda a trois enfants, c’est logiquement à sa fille aînée qu’il devrait transmettre ses dons. Tradition oblige. Mais de par sa professioan, celle-ci préfère pour l’heure restée mesurée par rapport aux “pouvoirs” du clan Visnelda : “Je travaille en tant qu’infirmière au Smur de Saint-Pierre, explique Karine. Et c’est vrai que ma profession me pousse à un certain rationalisme. Et puis, je suis très croyante. Sans être totalement sceptique, je préfère pour l’heure rester mesurée vis-à-vis de ces dons de guérisseur, même s’il m’arrive parfois de ressentir moi aussi un certain magnétisme.” Karine sera-t-elle un jour la digne héritière de son père ? A défaut, on pourra toujours se dire qu’elle aussi, en sa qualité d’infirmière, “guérit les gens en détresse”, selon l’expression si chère à sa grand-mère Jeanne-Paule.

 
 
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