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[ Les dirigeants se déclarent la guerre, l’AJS Etang-Salé liquidée ]

ARTICLE DU JIR DU 24/08/2002

Le tribunal de Saint-Pierre vient de signer l’arrêt de mort du club de football étang-saléen. Endettée, l’AJS n’a pu fournir d’éléments permettant le sauvetage de ses quelque 200 licenciés.

Jean-François Bouc, le président, crie au complot. Bernardin Payet, le fondateur, aussi. On s’y perd. A l’évidence, il y en a qui cachent la vérité. Difficile d’y voir clair.


Non, Jean-François Bouc ne va pas aller à l’encontre des tribunaux. Le président étang-saléen en veut uniquement au couple Payet Bernardin, l’ancien président, et son épouse, trésorière.

“J’ai été bien surpris d’apprendre la liquidation du club. Je n’ai en effet reçu aucune convocation du tribunal.
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  Normal, Bernardin Payet s’est fait passer pour le président de l’AJS alors qu’il n’exerce plus aucune fonction officielle au sein du club. Je décide à ce jour de porter plainte pour abus de confiance.

Les Payet nous (les membres du bureau) ont abusés. Par leur faute, un club de 200 licenciés doit mettre la clé sous la porte”. Bernardin Payet se serait fait passer pour le président ? Lors d’une audience, le 20 août, du tribunal de Grande instance de Saint-Pierre ? “Oui”, clame, bien fort, Jean-François Bouc. “Comment ?, rétorque Bernardin Payet. J’ai eu une procuration qui me permettait de représenter Monsieur Bouc le 11 juin (NDLR: que nous avons vue). J’étais ensuite au courant de la nouvelle audience, le 20 août. J’en ai tenu les responsables du club informés. Ils m’ont écarté, ne m’ont rien demandé. Je n’ai pas cherché. Ce n’était plus de mon ressort”.

À la municipalité, on a appris la liquidation du club, hier vers 17 heures. “Nous avons reçu le bureau, explique Dominique Gonthier, le secrétaire du maire. Malheureusement, nous devons attendre d’entendre les différentes parties pour nous prononcer. Nous ne maîtrisons pas toutes les données”. Quel sac de nœuds ! Et pas facile à dénouer. Dominique Gonthier déclare avoir affaire à Guy Payet, le secrétaire général du club, pour les affaires courantes.


 



Mais où se trouvait donc Jean-François Bouc ? Ce dernier déclare ne rien savoir. “Nous savions que l’AJS était endettée, dit-il. Le remboursement de la dette devait être échelonné. Quand je posais des questions concernant les comptes, les époux Payet me répondaient toujours la même chose: “Cela suit son cours. Il n’y a aucun problème”. Pourquoi douter de leur bonne foi ? Ils connaissaient mieux que moi nos soucis d’argent. Je leur faisais confiance”. Oui. Mais le président est responsable légalement. Tout cela semble bien léger. Comme d’aller jouer au foot avec l’équipe des vétérans, hier soir, alors que son club se meurt.

“Le 8 août dernier, en assemblée générale, j’ai sommé les époux Payet de clarifier la situation. Bernardin m’a rétorqué: “Si vous voulez voir les comptes, appelez un huissier”. Cela m’a réellement interpellé. Pourquoi, en tant que président, je ne pouvais pas voir les comptes ? J’ai donc mené une petite enquête. J’ai appris que de l’argent en liquide avait été sorti des caisses. Sans aucune raison. Les dettes n’ont pas été remboursées ? Pourquoi ? J’ai posé ces questions aux Payet qui m’ont toujours repoussé”.

Candide, le bel ami. Accuser quelqu’un pour se discréditer n’est pas très joli. “Le courant, entre les deux parties, ne passait pas, dit Guy Payet, le secrétaire du club. J’ai bien tenté de faire une assemblée générale extraordinaire. Mais c’était impossible. Monsieur Bouc s’est donc rendu au tribunal le 20 août, sans connaître l’heure de l’audience (NDLR: on pensait qu’il n’était pas au courant!)”.

En gros, c’est comme prendre le train sans connaître l’heure de départ... “Jusqu’à avant hier, je ne savais pas que les traites n’étaient pas payées. Le club est mort à cause de deux personnes”, clame encore Jean-François Bouc. N’est-il pas responsable ? La justice le dira mieux que nous... D’autant que monsieur Bouc a annoncé qu’il va porter plainte.

L.M.
 
 
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